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Enfants myopes : +54 % de risques
d’aggravation par heure d’écran

Une étude coréenne récemment publiée dans Jama Ophthalmology confirme la corrélation entre le temps passé sur les écrans et l’aggravation de la myopie chez les jeunes. Fondée sur 45 recherches et environ 335 000 participants, elle révèle que chaque heure supplémentaire d’exposition augmente le risque de myopie, notamment évolutive, en particulier chez les enfants non-myopes. Chez ces derniers, une heure quotidienne d’écran suffit à augmenter le risque de développer une myopie de 5 %. Au-delà, chaque heure additionnelle l’accroît de 21 %, atteignant +97 % après quatre heures par jour. Cette sollicitation excessive de la vision de près favorise l’allongement du globe oculaire, facteur majeur de l’aggravation de la myopie. Pour les enfants déjà myopes, le phénomène est encore plus préoccupant. Une heure supplémentaire d’écran par jour augmente de +54 % le risque d’aggravation de leur myopie, accélérant la distorsion de l’œil et augmentant la probabilité de complications à long terme.


Face à ces constats, il est essentiel de rappeler aux parents et professionnels de santé quelques bons réflexes :
• Réduire le temps d’écran, en particulier pour les enfants.
• Encourager les activités en extérieur, au moins 2 heures par jour, pour aider à ralentir la progression de la myopie.
• Instaurer des pauses régulières pour limiter la fatigue visuelle. Preuve, une fois de plus, de l’im portance d’un discours préventif auprès de tous vos porteurs. Mais aussi d’une bonne communication entre les 3 “O”.
Enfants myopes : +54 % de risques
d’aggravation par heure d’écran
Depuis juillet 2020, les opticiens (comme tous les professionnels de santé) sont invités à créer un compte sur agencedpc.fr pour enregistrer leurs formations DPC. Fin 2024, seuls 9 531 l’avaient fait, soit 21,5 % de la profession, un chiffre en hausse mais encore insuffisant. Il faut dire qu’un certain nombre d’entre vous se forment via les réseaux de soins ou l’Afnor, mais sans nécessairement suivre la procédure officielle de l’ANDPC. Pour être en règle, vérifiez que les formations suivies sont reconnues et consultez votre bilan DPC. En cas d’oubli, l’organisme de formation doit être contacté. Une procédure certes fastidieuse, mais qui valorise l’engagement collectif de la profession dans la formation continue. Rappelons que la période triennale 2023-2025 impose à chaque opticien de réaliser deux actions de DPC parmi ces quatre thématiques : basse vision, troubles visuels de l’enfant, perfectionnement de la réfraction et optimisation des capacités visuelles au travail.
